Je révèle enfin la recette des beignets de ma grand-mère, celle de Laurent Mariotte

Je révèle enfin la recette des beignets de ma grand-mère, celle de Laurent Mariotte

Vous avez toujours rêvé de retrouver ce goût d’enfance ? Voici, enfin, la recette des beignets de la grand-mère de Laurent Mariotte. Simple, sans levure et fidèle à un vieux cahier de 1923, elle ramène les saveurs de Mardi gras à votre table.

Une histoire qui parle aux sens

Tout commence avec un cahier datant de 1923. Les pages portent des taches et des mots d’autrefois. Ce sont des indications modestes, précises et pleines de bon sens.

Cette recette mise sur l’économie d’ingrédients et sur la maîtrise de la cuisson. Pas de levure. Juste une pâte travaillée et une friture bien tenue. Le résultat est croustillant à l’extérieur et tendre à l’intérieur.

Ingrédients pour 6 à 8 personnes

  • 500 g de farine de blé (type T45 ou T55)
  • 2 œufs entiers
  • 2 cuillères à soupe de crème (épaisse ou liquide entière)
  • 2 cuillères à soupe de sucre en poudre
  • 1/2 cuillère à soupe d’huile neutre (tournesol ou pépins de raisin)
  • 1/2 cuillère à soupe de rhum, d’eau-de-vie ou de fleur d’oranger
  • Huile de friture : environ 1,5 à 2 litres
  • Sucre en poudre ou sucre glace pour saupoudrer

Préparer la pâte sans levure

Munissez-vous d’un grand saladier. C’est là que la magie commence.

Cassez les œufs dans le saladier. Ajoutez la crème, le sucre, l’huile et l’alcool aromatique choisi. Battez au fouet jusqu’à obtenir un mélange lisse et légèrement mousseux.

Incorporez la farine petit à petit. Versez-la en deux ou trois fois. Mélangez d’abord à la cuillère, puis pétrissez à la main dès que la pâte se tient.

Pétrissez jusqu’à obtenir une boule ferme mais souple. La pâte ne doit plus coller aux doigts. Si besoin, ajustez avec un peu de farine ou une cuillère d’eau.

Couvrez d’un torchon propre et laissez reposer 30 minutes à température ambiante. Ce repos assouplit la pâte et facilite l’étalage.

Façonnage et cuisson : l’art de la friture

Farinez légèrement le plan de travail. Divisez la pâte en deux ou trois portions pour l’étaler plus facilement.

Étalez chaque portion au rouleau. Pour des beignets très croustillants, visez une épaisseur de 2 à 3 mm. Pour un cœur plus moelleux, montez à 4 mm.

Découpez des rectangles, losanges ou carrés. Vous pouvez aussi pratiquer une petite entaille au centre pour obtenir un effet torsadé.

Versez l’huile dans une grande casserole ou une friteuse. Chauffez à feu moyen. L’huile doit être chaude mais sans fumer. Testez avec un petit morceau de pâte. S’il remonte doucement et dore sans brûler, la température est bonne.

Faites frire quelques beignets à la fois. Ne surchargez pas la casserole. Faites dorer une face puis retournez avec une écumoire. Égouttez sur du papier absorbant.

Saupoudrez de sucre immédiatement pendant que les beignets sont encore chauds. Le sucre adhère mieux ainsi et crée ce fini légèrement croquant que l’on aime.

Le coulis de mandarine qui fait la différence

  • Jus de 6 mandarines (environ 200–250 ml)
  • 45 g de sucre en poudre
  • 1 cuillère à soupe rase de fécule de maïs

Versez le jus de mandarine dans une petite casserole. Ajoutez le sucre et la fécule en fouettant pour dissoudre. Chauffez à feu doux en remuant sans cesse.

Lorsque le mélange épaissit et nappe la cuillère, retirez du feu. Laissez tiédir. Servez en nappage sur les beignets ou à côté, en coupelle pour tremper. L’acidité de la mandarine équilibre la richesse de la friture.

Astuces de grand-mère et variantes

La recette originale ne contient pas de levure. C’est le travail de la pâte et la cuisson qui créent la texture. Plus la pâte est étalée finement, plus le beignet devient croustillant.

Pour parfumer autrement, vous pouvez remplacer le rhum par de la fleur d’oranger. Vous pouvez aussi ajouter un zeste fin d’orange à la pâte pour une note encore plus fruitée.

Si vous préparez ces beignets pour une grande tablée, maintenez-les au four à 90 °C sur une grille. Ils restent croustillants sans cuire plus.

Un rituel à partager

Préparer ces beignets, c’est plus qu’une recette. C’est un petit rituel de transmission. Fariner la table, sentir l’huile chaude, sucrer à la sortie. Ce sont des gestes simples qui réveillent la mémoire.

Alors, pressez quelques mandarines, chauffez l’huile et lancez-vous. Vos invités vont reconnaître ce parfum d’enfance. Et vous, vous aurez ce plaisir rare : reproduire une recette de famille qui traverse le temps.

5/5 - (13 votes)

Auteur/autrice

  • Ginevra Soler est journaliste culinaire et cheffe consultante spécialisée dans la valorisation des légumes et des cultures potagères. Avec plus de douze ans d'expérience en cuisine professionnelle et en agriculture urbaine, elle conçoit recettes saisonnières, techniques de conservation et parcours pédagogiques pour amateurs et professionnels. Auteur de chroniques pour magazines gastronomiques et curatrice d'ateliers du jardin à l'assiette, elle collabore régulièrement avec maraîchers et épiceries locales pour promouvoir une cuisine durable, zéro gaspillage et axée sur le goût. Sa démarche combine rigueur expérimentale, pédagogie accessible et esthétique culinaire, privilégiant ingrédients locaux, simplicité et saveurs authentiques.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *